Je me souviens de l’imperméable rouge que je portais l’été de mes vingt ans

J’ai lu « Je me souviens de l’imperméable rouge que je portais l’été de mes vingt ans » de Lydia Flem paru à la librairie du XXIè siècle des éditions du Seuil.

Flem Lydia - Le Seuil

479 « je me souviens » et non 480 comme l’avait fait Georges Pérec auquel ce livre est dédié.
479 souvenirs, 479 partages et autant d’impressions, de ressentis.
On vogue dans le visuel, dans le sensuel aussi, mais aussi dans le touché et certaines odeurs du passé se faufilent entre les lignes.
Si Lydia Flem nous parlent de vêtements, c’est que les souvenirs qui leur sont liés lui collent à la peau comme autant de rapports à ses proches, de la petite fille à l’amante, de l’adolescente à la mère ou l’épouse, de la rebelle à la soumise …

Ayant eu une mère couturière à ses heures et deux tantes qui tenaient une mercerie, tous ces noms de tissus, de couleurs, tous ces mots résonnent à ma mémoires d’enfant : « frou-frou », « colifichet », « vermillon », « lichette »  et sont autant de réminiscences d’une époque où les cinq sens berçaient notre quotidien, où le poulet n’était pas ce corps sans tête emprisonné dans une barquette cellophanée.

On lit d’une traite ce recueil et puis, comme si on n’en avait pas assez, on y retourne, on papillonne et de chacun de ses souvenirs on se (re)construit un monde et on se les approprie.
On s’y vautre en pyjama ou en habit de soirée, en petite tenue ou en uniforme, en compagnie de Piaf, Montaigne, Yves Saint Laurent, les deux Marguerite – Duras et Yourcenar – on voyage du Bangladesh à Princeton, de Bruxelles à Dallas pour se perdre dans le Labyrinthe de Dédale et en ressortir grâce à un astucieux Index subjectif.

Merci Lydia Flem car à la lecture de ce recueil de souvenirs partagés, je sais qu’Alzheimer n’est pas encore passé par là car de la plupart de tout cela … JE ME SOUVIENS !

Littérature française
Récits/Chroniques
La Librairie du XXIe siècle
Date de parution 03/03/2016
17.00 € TTC
256 pages
EAN 9782021307665

 

 

 

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Tout simplement s’approcher d’un ciel bleu de PP Nelis

J’ai lu « Tout simplement s’approcher d’un ciel bleu » de Pierre Paul Nelis

9782917745915ppnMario, 9 juin 1943, Palerme.
Dès les premières lignes et cela pendant plus d’une centaine de pages, je me suis fait entraîner dans le sillage du personnage principal sans pouvoir m’en détacher.

J’ai vécu ses peurs, son courage, sa détermination et ses pérégrinations à travers l’Italie pour rejoindre sa femme et ses enfants mais pas seulement. Son récit est étayé, grâce à des reports en bas de page, de définitions souvent bien utiles et d’anecdotes de la petite et de la grande Histoire.

Ensuite, en sortant de la guerre, on sort de l’Italie pour entamer une nouvelle vie avec une immersion dans le quotidien des charbonnages belges des années 45-50.

Illustration © Jean-Jacques Richard

Ce roman n’est pas seulement un récit d’une vie à travers trois générations, c’est aussi l’histoire d’une immigration réussie mais c’est surtout un roman d’amour et d’espoir.

Avec ce troisième roman, Pierre Paul NELIS arrive à une qualité d’écriture qui fait augurer le meilleur pour l’avenir.

« Tout simplement s’approcher d’un ciel bleu » voir l’intervieuw sur RTC.be L’ardent parler
– Pierre Paul Nélis
Les éditions Brumerge – Geb’Arts/Belgique
ISBN : 978-2-917745-91-5
Prix 17 euros – 184 pages